Oeuvres liées à la propagande

  Oeuvre liée à la propagande nazie:

(p.180)

"A qui doit s'adresser la propagande? Aux intellectuels ou à la masse moins instruite? Elle doit toujours d'adresses à la masse!

[...]

(p.181 182)

Toute propagande doit être populaire et placer son niveau spirituel dans la limite des facultés d'assimilation du plus borné parmis ceux auxquels elle doit s'adresser. Dans ces conditions, son niveau intellectuel doit être situé d'autant plus bas que la masse des hommes à atteindre est plus nombreuse. Mais quand il s'agit, comme dans le cas de la propagande pour tenir la guerre jusqu'au bout, d'attirer un peuple entier dans son champ d'action, on ne sera jamais trop prudent quand il s'agira d'éviter de compter sur de trop hautes qualités intellectuelles.

[...]

Mais si l'on comprend la nécessité de diriger sur la grande masse les facultés de prosélytisme de la propagande, il en résulte l'enseignement suivant:

Il est absurde de donner à la propagande la diversité d'un enseignement scientifique.

La faculté d'assimilation de la grand masse n'est que très restreinte, son entendement petit, par contre, son manque de mémoire est grand. Donc toute la propagande efficace doit se limiter à des point fort peu nombreux et les faire valoir à coups de formules stéréotypées aussi longtemps qu'il le faudra, pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir l'idée. Si l'on abandonne ce principe et si l'on veut être universel, on amoindrira ses effets, car la multitude ne pourra ni digérer ni retenir ce qu'on lui offrira. Ainsi le succès sera affaibli et finalement annihilé."

Extrait de Mein Kampf

     Adolf Hitler a écrit Mein Kampf (Mon Combat) entre 1924 et 1925 pendant qu'il était en détention à la prison Landsberg. Mein Kampf est un document autobiographique où l'auteur décrit le développement du parti nazi, ses programmes politiques, ses ambitions,...

       Dans cet extrait Hitler nous présente sa vision de la propagande. En effet, celui-ci insiste sur le fait que la propagande doit être explicite afin d'être comprise par toute la population ("du plus borné" au plus intellectuel).

 

Oeuvre liée à la propagande stalinienne:

"Que faut-il pour éxecuter les chiffres estimatifs, pour finir en 1931 un accroissement de la production de 45%, pour obtenir l'exécution du plan quinquennal non en quatre, mais en trois ans? Pour cela deux conditions sont nécéssaires. D'abord il faut qu'il y ait des possibilités réelles ou, comme on dit chez nous "objectives" [...] L'essentiel ici, c'est d'avoir le désir ardent, bolchévique, de se rendre maîtres de la technique et se rendre maîtres de la science de la production. Avec un désir ardent, on peut tout obtenir, tout réaliser. On demande parfois s'il ne serait pas possible de ralentir un peu les rythmes, de retenir le mouvement. Non, ce n'est pas possible camarades! Freiner les rythmes, cela signifie retarder. Mais les retardataires se font battre. Et nous, nous ne voulons pas être battus. L'histoire de l'ancienne Russie consistait en ce que la Russie était continuellement battue à cause de son retard. Battue par les Khans mongols. Battue par les beys turcs. Battue par les féodaux suédois. Battue par les seigneurs polono-lituaniens. Battue par les barons japonais. Battue par tout le monde pour son retard. Pour son retard militaire, pour son retard culturel, pour son retard étatique, pour son retard industriel, pour son retard agricole [...]. Car telle est la loi des ex-capitaliste. Tu es en retard, tu es faible, donc tu as tort, par conséquent on peut te battre et t'asservir. Tu es puissant, donc tu as raison, et par conséquent tu es à craindre. Nous retardons de cinquante à cent ans sur les pays avancés. Nous devons parcourir cette distance en dix ans. Ou nous les ferons, ou nous serons broyés."

Discours prononcé par Staline le 4 février 1931, lors de la Confrérence des cadres de l'industrie socialiste

          Dans ce discours, la propagande de Staline est clairement prononcée: tout d'abord, il emploie la première personne du pluriel "nous" qui désigne le peuple Russe, alors qu'il en a pris lui même l'initiative. De plus, Staline se projete dans l'avenir en menaçant la population en cas de faillite de la production ; à l'aide de l'anaphore "battue" et en employant plusieurs évènements passés sur cette faiblesse, le chef Russe insiste sur cette idée.

          Ainsi, ce discours est bien une propagande puisque Staline argumente violemment ce pourquoi il se bat.

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