Affiches de propagandes

Un role social :

 

 

undefined

 

    Cette affiche est une affiche du C.G.T publiée en Mai 1936 qui concerne les réformes misent en place suite aux accords de Matignon signés peu avant. Au premier plan on peut voir une banderole brandit par plusieurs mains où est écrit " C.G.T " qui désigne le Conseil Général du Travail. Au deuxième plan on observe un slogan qui est séparé par une phrase au milieu " Le contrat collectif , les grands travaux ", ce qui signifie que le peuple qui appartient au monde ouvrier décide de s'unir suite aux élections législatives qui ont instaurées des réformes comme la semaine des 40 heures. En arrière plan on voit clairement des mains qui s'unifient, ce qui peut laisser penser à un pacte, que les ouvriers ne veulent pas travailler pour la semaine des 40 heures, ni les grands travaux. On comprend que le peuple derrière se moblise, et se dirige vers les personnes qui tiennent le drapeau. Les mots " Lutter pour " et " Pour la Paix " sont écrits en gros de façon à ce que l'observateur de l'affiche voit que le monde ouvrier se bat pour leurs droits au travail. Cette affiche est une affiche de propagande qui est contre la semaine des 40 heures et qui montre que les réformes adoptées ne sont pas acceptées par le peuple. Ce dernier luttera donc pour leur liberté et pour l'acquisition des droits de travailleurs tout en étant unis.

 

Un role économique :

 

 

 

 

    Cette affiche est une affiche du C.G.T publiée par Peiros qui est favorable à la loi des 40 heures. Au premier plan on peut voir un ouvrier, puisqu'il est habillé d'une cote bleu: celui-ci part travailler à l'usine. Cet homme est le lien entre le foyer et l'usine. Au deuxième plan à droite, une femme de dos tenant son enfant dans les bras dit au revoir à son mari d'un geste de la main. En arrière plan, des bâtiments noircis au loin: l'usine. Dans ce même arrière plan, le fait d'utiliser un soleil pour indiquer le slogan " 40 Heures " laisse penser à un avenir positif et joyeux. D'après le sourire et la carrure de l'homme, on peut en déduire qu'il est heureux de se rendre au travail comme si ce dernier n'était pas éraintant. D'après l'affiche on peut conclure que le passage de la semaine à 40 Heures auraient des répercussions positives sur les ouvriers, d'où le lien avec l'entête de l'affiche " Libérera les foyers ouvriers de l'inquiétude et de la misère engendrées par le chômage ". On peut donc dire que c'est une affiche de propagande en faveur de la semaine des 40 heures car le rapport entre la réduction du temps en usine et le chômage est que le patron de l'usine est d'accord avec le fait que les ouvriers travaillent moins. Cependant il ne veut pas diminuer la production, il doit donc employer plus d'ouvriers pour ne pas favoriser le chômage. L'ouvrier va donc au travail avec le sourire car celui-ci sait qu'il passera du temps en famille, d'où le au revoir chaleureux de son épouse.

 

 

Un role politique :

 

 

 

 

    Cette affiche créee par Léon Blot, est réalisé pour " ordre et bon sens " publiée en 1936, défavorable à la semaine des 40 heures. Au premier plan on voit un communiste au bord d'un précipice avec une main dans le dos: le rouge symbolise le communisme avec écrit dessus S.F.I.O , qui représente la Section Française Internationale Ouvrière qui était un parti politique socialiste Français dirigé par Léon Blum. Il y a aussi écrit C.G.T désignant la Confédération Générale du Travail. Au deuxième plan dans le gouffre on peut voir des mots en pagailles tels que " Chômage " et " Misère ". Ces mots ont une connotation négative qui annoncent des jours difficiles. En arrière plan un soleil, où on peut lire " 40 Heures " en rouge qui peut annoncer l'obscurité du jour. L'ouvrier est poussé dans le vide par la main où est écrit S.F.I.O et C.G.T ( proche du partit communiste dont le modèle est la révolution russe de 1917 ). Le rouge renvoit au parti communiste où les deux partis sont associés sans différences. Ils défendent normalement les intérets des ouvriers alors qu'au contraire, sur cette image on peut constater l'inverse. Le précipice entouré de collines noires où sont mis en évidence des mots synonymes de désarrois tous plus inquiétants les uns que les autres: " Chômage" et "Misère", écrits en majuscules, sont suremment la cause de l'ouvrier poussé dans le vide avec les mains en l'air, ce qui signifie sa peur. Le soleil sur lequel est inscrit " 40 Heures " annonce une nuit plutôt " noire ": on comprend que l'inscription sur le soleil est la conséquence terrible de ce qui attend l'ouvrier, elle établit donc un lien entre l'ouvrier et le précipice. Cette affiche est bien une propagande, car elle s'adresse principalement aux ouvriers qui leur parlent du mirage en bas à gauche, qui renvoit à l'image du soleil qui se trouble. Les deux partis sont accusés d'être les auteurs de ce mirage qui pousse l'homme dans le vide et donc à sa perte. Les mots en vrac dans le précipice sont une conséquence négative des " 40 Heures " si on les remet dans l'ordre cela donne: " prix de revient majorés " et " vie plus chère ". Les patrons devraient répercuter le passage aux " 40 heures " sur la production, cela affectera donc le pouvoir de production des ouvriers. D'où " la Mévente " qui signifie la diminution de la consommation entrainant la chute de la production. Les mots " bien-être amoindri " , " chômage " et " misère " veulent dire que les patrons compenseront le fait que la production baisse par la hausse du chômage et la misère ouvrière. La propagande est donc bien mise en évidence par le mirage qui veut faire entendre aux ouvriers que la semaine des " 40 heures " fera le bien des ouvriers et la lutte contre le chômage, alors qu'ici  le contraire est affirmé. On peut donc effectuer un paradoxe avec cette affiche et celle de Peiros : celle-ci est défavorable à la semaine des " 40 heures ", celle de Peiros va quant à elle dans le sens plus positif de la semaine des " 40 Heures ".

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×